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Dégustation des vins de Momento Mori Australie

25 avril 2018 par Florence

 

Dégustation des vins de Dane Johns de MOMENTO MORI - Australie

Jeudi 3 mai de 16h à 20h, nous accueillons un vigneon très rare à Paris, Dane Johns du Domaine MOMENTO MORI WINES d'Australie, pour une dégustation exceptionnelle !

Momento Mori Wines est né du simple désir de faire des vins qui respectent avant tout le vivant. Ils sont conçus avec soin et intégrité tout au long du processus. « Au final ce sont des vins que je voudrais boire et partager avec les autres » explique Dane Johns.

Avec sa femme Hannah, Dane Johns cultive deux petites parcelles d'environ 1 hectare chacune sur leur propriété à Gippsland Victoria. Les vignobles sont situés à 400 m au-dessus du niveau de la mer, nichés dans les pentes escarpées des chaînes de Strezlecki.

Ils ont également un autre petit terrain de 1 hectare sur les Cardinia Ranges dans le sud de la vallée de Yarra.

A la vigne ils travaillent selon les principes stricts de l’agriculture biologique et respectent les éco-systèmes vivants et dynamiques qui les entourent.

En plus des vignobles qu’ils cultivent, Dan et sa femme travaillent avec des cultivateurs aussi soucieux et exigeants qu’eux dans tout l’état du Victoria. Ils s’approvisionnent de fruits de haute qualité qui ont été cultivés avec la même philosophie que la leur, et encouragent les pratiques agricoles durables et naturelles.

Tous les vins qu’ils produisent sont la définition même du travail fait à la main : fermentations courtes, levures indigènes, pas de fût neuf ou de pompes mécaniques utilisées sur les vins, pas de collage ni de filtration, pas de soufre quelle que soit le stade de la vinification ou de la mise en bouteille.

Ils produisent plusieurs cuvées différentes, toutes en très petites quantités.

Les vins sont pleins de caractère, de fraîcheur et de pureté. Et surtout, ils sont vivants.

Dans: Dégustations Événements 

Photos de la dégustation des vins de Pierre Fenals

18 avril 2018 par florence

Samedi 14 avril nous avions le (très grand) plaisir de recevoir Pierre Fenals, du Domaine Maison en Belles Lies en Bourgogne, pour une dégustation de ses vins. 

Vous étiez très nombreux au rendez-vous...

Et dans la bonne humeur !

En dégustation

Avec un passé de chimiste, Pierre est aujourd'hui passionné par la biodynamie. Exigeant pour ses vinifications et partisan du sans soufre dès que c'est possible.
Toutes les cuvées sont sans soufre ajouté, pas de chaptalisation, pas de collage, pas de filtration.

Blancs :

Bourgogne aligoté 2016 : sec, tendu, nerveux, d'une grande finesse et d'une énergie rare. Elevage de 15 mois en fûts de 400 litres. Pierre Fenals met autant de soin pour ce Bourgogne aligoté que pour les autres vins. On est très loin du "petit vin" qu'on trouve parfois en entrée de gamme.
Les aligotés de Pierre Fenals sont entourés d'une friche d'arbrisseaux de Sainte-Luce, ce qui donne beaucoup de saveur et d’arôme fleuri à ce vin qui est une véritable petite merveille !

Bourgogne blanc 2016 : sec, tendu, sur des arômes d'agrumes citronnés, avec des notes fleuries et un élevage de 15 mois en fûts de 400 litres. Les parcelles de chardonnay dont est issu ce Bourgogne blanc sont en face des aligotés. Un Bourgogne blanc épuré et délicieux.

Santenay 2009 : Un vin laissé en fût et ouillé jusqu'en 2017. Un élevage (en fûts de 228 litres) de presque 8 ans ! Un vin floral, avec des amers nobles, complexe, et remarquablement équilibré. Un vin de méditation.

En rouge :

Beaujolais Villages 2016 : Un gamay issu d'une vigne centenaire sur une parcelle de Quincié en Beaujolais. Un vin gourmand, au nez de violette et de poivre blanc, friand, avec une bouche vive et charnue.

L'Etrange 2016 : Un assemblage de plusieurs cépages complantés sur la même parcelle avec 65% gamay, 25% pinot noir, et 15% de chardonnay. Vendanges entières et un élevage de 18 mois en fût. Un vin très fruité.

Maranges 2016 : Un beau pinot noir, sur sol d'argile et de marnes grises calcaires, avec un nez de mûre, de cerise noire et de cassis, sur une bouche fraîche, subtilement épicée.

Maranges 2016 en amphore : la même parcelle mais avec une vinification de 4 mois en jarre, vendange entière, pressurage en janvier et remise en jarre pour un élevage de 18 mois. Ce qui donne à ce vin encore plus de fraîcheur et de fruits.

Maranges 1°cru Les Clos Roussots 2016 : Un vin racé, puissant, pinot noir, au nez de cassis, de framboise avec des notes légères d'épices, et une bouche soyeuse, ample et dynamique. Un très beau vin de garde, élégant, un peu plus rustique sur la jeunesse, qui prendra toute son ampleur avec les années.

Une dégustation de haute voltige et passionnante.

 

 Merci Pierre Fenals.

 

Dans: Dégustations Événements 

Dégustation des vins de Pierre Fenals, Maison En Belles Lies

29 mars 2018 par Florence

Pierre Fenals

C'est avec grand plaisir que nous recevons Pierre Fenals,
l'homme aux milles vies, amoureux des vignes, biodynamiste passionné,
installé à Saint Aubin en Bourgogne
qui vient nous présenter les vins, tout en dentelle,
de son domaine Maison En Belles Lies
samedi 14 avril 2018 entre 16h et 20h.

Pierre Fenals est issu d’une « famille urbaine » comme il dit. Diplômé 3ème cycle de chimie organique et de biochimie moléculaire, il est averti en matière de biologie végétale et animale, en géologie et en cristallographie …

Après un parcours dans des laboratoires pharmaceutiques, suivi d’une reconversion dans le commerce de la mode et de la déco, il plaque tout à 52 ans, pour aller vers ce qui est devenu vital pour lui : sa passion du vin et de la vigne.

Il reprend des études au lycée viticole de Beaune et à Dijon, et fait ses armes chez plusieurs vignerons durant 7 ans.

En 2009 il crée son petit Domaine : La Maison En Belles Lies. Il exploite 2,5 hectares et achète 3,5 hectares en raisins. Il vinifie 220 hectolitres répartis en onze appellations, cinq blancs : Aligoté, Bourgogne, Monthelie, Santenay, Corton Charlemagne et six rouges : L’Etrange (assemblage de Gamay, de Pinot Noir, de Chardonnay), Hautes Côtes de Beaune, Aloxe-Corton « les Caillettes », Corton « Les Perrières », Maranges, Maranges 1°cru les Clos Roussots.

Les vignes en exploitation directe sont cultivées en biodynamie et les achats de raisins se font chez des viticulteurs, en bio ou en conversion, avec qui il a des échanges tout au long de l’année.
Il prépare lui-même ses tisanes et autres purins qu’il dynamise à la main et qu’il épand au pulvérisateur à dos.

Les vins sont élaborés et élevés le plus naturellement possible. Il n’y a aucun produit œnologique.
Toutes les phases importantes en culture, en cours de vinification et d’élevage sont optimisées en fonction du calendrier lunaire et planétaire.

Pour être cohérent, Pierre est attentif au recyclage et au bilan carbone ainsi qu’aux relations humaines.

Dans: Dégustations 

Dégustation des vins de Fabrice Domercq, ORMIALE

7 mars 2018 par Florence

On est très heureux de recevoir le très talentueux Fabrice Domercq du domaine ORMIALE (Bordelais), samedi 17 mars entre 16h et 20h, pour une dégustation de vins tout à fait hors pair. Pas d'intrant, pureté, et grande finesse ... Une dégustation exceptionnelle !

FABRICE DOMERCQ

En 2006, la mère de Fabrice Domercq achète avec ses derniers sous, une petite propriété dans le nord de l’Entre-Deux-Mers, sur la commune de Mérignas. Une vielle ferme du 18ème siècle, transformée en chai dans les années soixante, avec 4 ha de vigne, du Merlot et du Cabernet Sauvignon.
Assez vite, Fabrice se dit qu’il faut y faire du vin. Et comme il aime bien faire des « choses » avec des personnes qui lui sont chères, il propose à son ami Jasper Morrison de se lancer dans cette aventure avec lui.

Dès le départ, le nom évident d’Ormiale, est inventé à partir des syllabes qui composent les prénoms de leurs enfants. Paul, œnologue, recommandé par un ami vigneron, rejoint lui aussi l’aventure.
C’est Fabrice qui est au chai toute l’année. Jasper vit entre le Japon et l’Europe, et Paul passe de temps en temps.

En 2009, ils passent en bio sur leur petite parcelle. 
En 2010, ils commencent à égrapper l’intégralité des raisins à la main. 
Et en 2015, ils augmentent la superficie de leurs vignes avec des fermages de vignes en biodynamie en Côtes de Castillon et Côtes de Francs et commencent à faire aussi un effervescent naturel, James.
La volonté est de vinifier sans aucun intrant, sans aucun sulfite quand l’état sanitaire le permet (très souvent) et adieu collage, filtration, etc…

« J’ai été artiste » dit Fabrice. Il a eu des expositions importantes dans les années 90 et 2000, à la Fondation Cartier, au Musée des Arts Décoratifs, etc… « et aujourd’hui je fais « aussi » du vin ». Mais il reste un artiste, et comme il dit : « J’ai le sentiment de m’être juste accaparé un autre « support ». 

Pour lire l'intégralité du portrait cliquez ici.

Mariole 2016James 2016 Ormiale 2015

Dans: Dégustations 

Dégustation des champagnes de Manu Lassaigne, les photos

24 décembre 2017 par Florence

Samedi 16 décembre nous avions le plaisir de recevoir Emmanuel Lassaigne pour la traditionnelle dégustation de ses cuvées avant les fêtes. 

Un rendez-vous qu'on adore évidemment, où vous êtes nombreux à venir, et qui, en plus d'être une superbe dégustation est un vrai moment de partage, de convivialité et de rigolade avec beaucoup d'habitués et d'amis.

 

Notre Emmanuel Lassaigne national, avec sa générosité sans pareil, a ouvert de nombreuses cuvées dans l'après-midi... (dont certaines, rares, qui ne sont pas sur la photo et qui étaient réservées aux chanceux qui étaient sur place)

Les Vignes de Montgueux, bien sûr, avec un nouvel assemblage de 7 à 8 parcelles de chardonnay de 2013, 2014 et 2015, pour un résultat toujours aussi irrésistible sur la minéralité, les agrumes, la fraîcheur et la finesse.
Un régal en particulier à l'apéritif.

Le Cotet, sa sélection parcellaire de vignes de chardonnay (1ères vignes de don père acques Lassaigne) plantées entre 1964 et 1968 sur sols crayeux sur le coteau le plus à l’Est du vignoble de Montgueux.
Cette cuvée est faite à 90% avec une base de 2014. Un Extra Brut d’une précision redoutable, aux bulles fines, aux arômes subtils de citron, avec une bouche toute en rondeur, d’une pureté et d’une minéralité toujours aussi saisissante.
Extra pour accompagner des huîtres, fruits de mer et crustacés.

Son millésime 2008 : Deux parcelles vinifiées en cuve pendant 8 mois, et élevées sur lattes en bouteilles pendant 8 ans. Une petite merveille que nous avons eu la chance de déguster, mais dont il n'existe malheureusement que très très peu de bouteilles car les vignes "ont grêlé à 80%"...

La Colline Inspirée Extra Brut avec un nouvel assemblage : 67% de 2013, 22% de 2012 et 11% de 2011, élevée en fût 3 ans. Avec de l’exotisme en bouche, des bulles extrêmement fines et beaucoup de fraicheur, teintée de brioche toastée. Une merveille là-aussi !

Et puis, on ne va pas trop vous mettre l'eau à la bouche avec des cuvées confidentielles comme Le Clos Sainte Sophie 2010 (cuvée parcellaire élevée en fût de cognac, de Savagnin ouillé et de Bourgogne) ou non commercialisée (consommation familale) comme l'exceptionnel Côteaux champenois (100% pinot noir qui nous avait déjà renversé l'année dernière), mais ceux qui ont gouté étaient ravis...

 

Nous avons eu la visite d'un petit prodige (esquimeau à ses heures) ... 

qui a séduit toutes les femmes de l'assemblée...

et qui a fait preuve de ses talents de photographe en prenant les gens depuis sa hauteur à lui...

 

Manu avait amené un beau livre qui lui est consacré, et où figure le poème "La Colline Inspirée" qui a donné son nom à la cuvée.

Gaël, avec le quel nous avons fait une merveilleuse et passionnante dégustation de sakés la veille, était à nouveau là, et s'est lancé dans un duel féroce de jeu chinois.

 Pendant que les amis et fidèles se régalaient en fin de journée...

 Pour notre bonheur à tous. 

Bonnes fêtes et merci encore Manu !

Dans: Dégustations Événements 

Visite au Domaine Selosse en Champagne

24 décembre 2017 par Florence

 

Après la très belle dégustation au Domaine Egly-Ouriet le matin, nous nous réjouissons d'arriver à Avize au Domaine Selosse.

C’est Guillaume Selosse, le fils d’Anselme qui nous reçoit.
Anselme Selosse nous avait présenté son fils Guillaume lors de notre visite 2 ans auparavant, mais nous n’avions pas eu l’occasion de discuter avec lui.
Guillaume fait maintenant sa propre cuvée également (dont nous avons quelques rares bouteilles à la cave…)

Vendanges 2017 : 30 à 35% de perte de récolte à cause de la pourriture

A propos de la vendange 2017.
Guillaume Selosse : « L’année 2017 est une vendange compliquée en terme de quantité. Déjà le gel d’avril nous a retiré 20 à 25% de la récolte. Puis la pourriture, qui a été un peu générale en Champagne, nous a obligés à trier à la parcelle, ce qui nous a fait perdre 10 à 15%, donc globalement on a perdu 35% à 40% de la récolte.
C’est cette pourriture grise qui nous a dicté la date de récolte cette année :
Soit on pouvait la laisser continuer mais ça aurait été problématique pour avoir des jus convenables. Soit on avançait la date de vendanges d’une semaine. On a choisi la deuxième solution. Ce qui ne nous correspond pas car on aime les maturités optimales. 

Belle récolte de pinots noirs, celle de chardonnays plutôt maigre

Dans les pinots noirs on a eu énormément de chance parce qu’on a eu une belle sortie de raisins. Alors que dans les chardonnays ça a été plutôt maigre car il a fallu beaucoup trier.
Heureusement qu’on a une super équipe de vendangeurs qui a déjà vécu des mauvaises années. Ils savent comment trier.

Mais de toute façon on leur disait : « Vous prenez votre temps, de toute façon vous êtes payés à l’heure, on n’est pas pressés. Vous sentez les raisins et si vous avez envie de les manger vous les récoltez, sinon vous les laissez par terre. »
C’était frustrant, mais les premières sensations dans la cave sont positives. »

L’importance des différents contenants pour les vins de réserve avec des échanges entre le vin et les lies

Il nous emmène voir les différents contenants pour les vins de réserve. Nous explique l’importance du contact, des échanges entre le vin et les lies. Certains ont un fond plat, d’autres offrent un mouvement continu...

La solera : avoir une moyenne climatique et révéler un terroir

Guillaume : « La solera est toujours faite avec les deux mêmes parcelles et chaque année on remplace 20 à 22 %  - l’équivalent de 8000 bouteilles - du volume des vins de réserve par des vins de l’année qu’on prend dans les tonneaux du dernier millésime. Et on a un roulement comme ça tous les ans. Le but c’est d’avoir une moyenne climatique et en même temps de révéler un terroir. Les deux parcelles sont très proches, face sud. Donc on révèle un terroir par le vieillissement de la soléra. »

Guillaume : « On passe à la dégustation ? »

12 cuvées avec des dates de dégorgement spécifiques

Guillaume nous parle du dégorgement : « C’est minimum 5 ans après la mise en bouteille. Parce que pour créer l’effervescence du champagne, Il faut du sucre et des levures en activité. Les levures vont mourir et se déposer au fond. Et c’est ça qu’on doit expédier quand on dégorge la bouteille. »

Il distribue les verres.

Guillaume : « On a à peu près 12 cuvées : 6 parcellaires, 1 millésimé (pas tous les ans mais souvent), 1 extra brut, 1 brut, 1 rosé, 1 demi sec, et 1 solera.

Initial

Guillaume : « Ici c’est une base 2011, avec un vin de réserve 2009 et un vin de réserve 2010.
2011 c’était une année pas facile. C’est la seule vendange qui a été faite en août. Les années où on est obligé de vendanger précocement c’est pas forcément les années les plus épanouies en bouche.

Cette année par exemple on a mis un petit peu plus de vin de réserve pour équilibrer. »

Quentin : « Et cette année vous avez commencé à vendanger quels jours ? »

Guillaume : « Le 6 septembre. À la base on était parti sur le 11. On a avancé de presque une semaine. »

Il revient sur Initial : « C’est un assemblage de plusieurs vignes uniquement en bas de côteaux avec une exposition sud, voir sud est. Contrairement à VO qui vient de vignes en haut de coteaux Ce qui va donner une empreinte minérale beaucoup plus sèche.

INITIAL & V.O. de Anselme Selosse_Jacques Selosse - La Cave des Papilles - balpop Florence Andrieu

Initial : assemblage de vignes de bas de côteaux avec une 

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Visite en Champagne Maison Egly-Ouriet

21 décembre 2017 par Florence

Ça fait longtemps qu’on attendait de rencontrer Francis Egly.

Après les présentations il nous invite à visiter les lieux. On arrive vers une première salle, devant un pressoir impressionnant. Il nous explique que c’est l’un des plus moderne avec une pompe hydraulique qui fait tout le travail, et une consommation électrique très très faible : « L’équivalent d’un séchoir à cheveux ».

Il y a des travaux avec un énorme trou devant la maison où il prévoit une extension souterraine du chai, sur laquelle seront plantées des vignes.

 

Pressoir dernier cri, pompe hydraulique et consommation d’électricité minimum.

Depuis deux ans il a installé un système de refroidissement des moûts avec un compresseur qui fait de l’eau froide.

Francis Egly : « Il permet de refroidir les moûts au fur et à mesure que les vendanges sont de plus en plus actives. Il fallait qu’on trouve une solution. Il y a 15 ans on rentrait des moûts à 12 ou 13°, aujourd’hui on rentre des moûts à 18... On a avancé les vendanges de 15 jours globalement car les températures de début septembre ne sont pas du tout les mêmes que fin septembre. Comme les températures étaient beaucoup plus chaudes qu’avant, on était obligé de speeder à la fin des vendanges, et de débourber les vins, sinon ils partaient en fermentation, et si on voulait entonner derrière ça moussait, ça n’avançait plus, c’était le bazar. Avec ce système on a réglé le problème. Il y a une production d’eau froide à 5°, l’eau circule dans toute la surface. Et au fur et à mesure que le jus s’écoule il tombe sur la plaque, en goutte-à-goutte, et on gagne presque 10°. On arrive à 10 ou 12°, Ça calme tout, ça neutralise les bactéries, et ça permet de mettre un peu moins de soufre.

Bon évidemment ce sont de gros investissements. Là on en a pour 60 ou 70 000 €»

Florian : « Vous avez commencé les vendanges quand cette année ? »

 

Nous on a vendangé une semaine après

Francis Egly : « Il en a qui ont commencé les 28 et 29 août. Nous on a commencé une semaine après. Cette année c’était un peu compliqué, il ne fallait pas trop attendre. Les chardonnays se tenaient bien mais les pinots et les meuniers il fallait les rentrer. Ils n’étaient pas très jolis d’aspect mais les jus sont nickels. C’est très pur, c’est nickel. C’est très aromatique ça va être très très bon ! Ils n’étaient pas jolis parce qu’ils avaient craqué quelques jours avant, donc ils avaient commencé à brunir au niveau des peaux mais c’était pas pourri, quand on goûtait les baies les jus étaient intacts.

Il y en a beaucoup qui se sont affolés cette année, à mon avis inutilement. 

Nous on a regouté ces jours-ci pour confirmer les choses et c’est impeccable.

 

Les années en 7 c’est compliqué :

97 C’était le mildiou on a eu mauvais temps jusqu’au 14 juillet, puis après on a eu plus de trois mois de beau temps consécutifs jusqu’au mois de novembre. 2007 c’était pareil : on a eu beaucoup beaucoup d’eau à la période du 15 août, tout le monde s’était affolé, et avait vendangé très tôt. Nous on avait attendu huit jours de plus que la plupart des maisons, On avait vendangé tout début septembre, comme cette année, et on avait fait un 2007 qui était top ! Mais ça fait partie du métier les années compliquées, Il faut rester zen. »

On change de pièce.

Francis Egly : « Comme partout une fois que les quantités sont extraites, c’est mis en cuve, évidemment parcelle par parcelle. »

 

Les nouvelles cuvées,
Les Vignes de Vrigny et bientôt Les Vignes de Bisseuil

 

 

Francis Egly : « Ce qui a été vinifié en cuve chez nous c’est la cuvée les vignes de Vrigny. C’est une nouvelle cuvée depuis deux ans. Ce sont les vignes de mon épouse. Elles sont à Trigny sur le massif de Saint Thierry, à coté de Reims. Le terroir est crayeux et léger et les vieux ceps de Pinot Meunier s'y comportent à merveille.

On arrive dans la cave.

Francis Egly : « Ici il n’y a que les grands crus. »

« On est entre 30 et 45 hectos. Après on ne sait jamais d’une année sur l’autre. On met 

Dans: Événements 

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Dégustation des champagnes de Emmanuel Lassaigne

7 décembre 2017 par Gerard

 

Samedi 16 Décembre, juste avant les fêtes, nous avons le plaisir de recevoir Emmanuel Lassaigne qui vient nous faire déguster ses champagnes.

Emmanuel Lassaigne:

En 1999 Emmanuel Lassaigne reprend l’exploitation familiale de 4,5 hectares sur la colline crayeuse de Montgueux, un des très grands terroirs de la Champagne. Le vignoble occupe une situation unique à quelques kilomètres de Troyes, l’ancienne capitale de la région.

Emmanuel, adorable et généreux vigneron à l’œil malicieux, sait mieux que personne exprimer toute la typicité du terroir et de chacune de ses parcelles en donnant naissance à des cuvées uniques et des compositions originales à chaque millésime. Élevés sur lies après un travail de la vigne et des sols dans le plus grand respect de la nature, ses vins, car ce sont aussi de grands vins, sont fins, élégants et précis.

La dégustation aura lieu de 16H à 20H et nous vous attendons nombreux pour cette dernière dégustation de l'année !

Dans: Dégustations Événements 

Dégustation de sakés avec Gaël Segear

7 décembre 2017 par Florence

 
C'est avec une certaine excitation que nous vous proposons cette dégustation exceptionnelle de sakés.
 
Le saké est un alcool qui nous intéresse beaucoup, et dont nous nous efforçons de vous en proposer la meilleure sélection possible.
 
Vendredi 15 décembre à partir de 16h nous aurons la chance d'accueillir Gaël Segear, grand passionné, expert en la matière, qui, avec sa femme Yuko Kuwahara, représente la brasserie du maitre du "Junmai" au Japon, Yoshimasa Ogawahara.
 
Le "Junmai" est le vrai saké, le pur saké : un alcool fermenté titrant de 15° à 20° d’alcool. Il se compose uniquement de riz, de Koji, de levures et d’eau. Il est traditionnellement pasteurisé et se boit chaud. Et c’est par l’accord avec les mets qu’il révèle tous ses secrets...
Quand il n’est pas pasteurisé, il prend le nom de namazaké, et se boit légèrement frais.
 
Venez, c'est un très beau voyage, très loin des idées pré-conçues, et très intéressant pour découvrir des idées d'accords nouveaux avec des mets pour les repas de fête !
 
A vendredi !

Dans: Dégustations Événements 

Les portraits du mois de novembre 2017

21 novembre 2017 par Florence

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