L'Actu de la Cave

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Dégustation des champagnes de Manu Lassaigne, les photos

24 décembre 2017 par Florence

Samedi 16 décembre nous avions le plaisir de recevoir Emmanuel Lassaigne pour la traditionnelle dégustation de ses cuvées avant les fêtes. 

Un rendez-vous qu'on adore évidemment, où vous êtes nombreux à venir, et qui, en plus d'être une superbe dégustation est un vrai moment de partage, de convivialité et de rigolade avec beaucoup d'habitués et d'amis.

 

Notre Emmanuel Lassaigne national, avec sa générosité sans pareil, a ouvert de nombreuses cuvées dans l'après-midi... (dont certaines, rares, qui ne sont pas sur la photo et qui étaient réservées aux chanceux qui étaient sur place)

Les Vignes de Montgueux, bien sûr, avec un nouvel assemblage de 7 à 8 parcelles de chardonnay de 2013, 2014 et 2015, pour un résultat toujours aussi irrésistible sur la minéralité, les agrumes, la fraîcheur et la finesse.
Un régal en particulier à l'apéritif.

Le Cotet, sa sélection parcellaire de vignes de chardonnay (1ères vignes de don père acques Lassaigne) plantées entre 1964 et 1968 sur sols crayeux sur le coteau le plus à l’Est du vignoble de Montgueux.
Cette cuvée est faite à 90% avec une base de 2014. Un Extra Brut d’une précision redoutable, aux bulles fines, aux arômes subtils de citron, avec une bouche toute en rondeur, d’une pureté et d’une minéralité toujours aussi saisissante.
Extra pour accompagner des huîtres, fruits de mer et crustacés.

Son millésime 2008 : Deux parcelles vinifiées en cuve pendant 8 mois, et élevées sur lattes en bouteilles pendant 8 ans. Une petite merveille que nous avons eu la chance de déguster, mais dont il n'existe malheureusement que très très peu de bouteilles car les vignes "ont grêlé à 80%"...

La Colline Inspirée Extra Brut avec un nouvel assemblage : 67% de 2013, 22% de 2012 et 11% de 2011, élevée en fût 3 ans. Avec de l’exotisme en bouche, des bulles extrêmement fines et beaucoup de fraicheur, teintée de brioche toastée. Une merveille là-aussi !

Et puis, on ne va pas trop vous mettre l'eau à la bouche avec des cuvées confidentielles comme Le Clos Sainte Sophie 2010 (cuvée parcellaire élevée en fût de cognac, de Savagnin ouillé et de Bourgogne) ou non commercialisée (consommation familale) comme l'exceptionnel Côteaux champenois (100% pinot noir qui nous avait déjà renversé l'année dernière), mais ceux qui ont gouté étaient ravis...

 

Nous avons eu la visite d'un petit prodige (esquimeau à ses heures) ... 

qui a séduit toutes les femmes de l'assemblée...

et qui a fait preuve de ses talents de photographe en prenant les gens depuis sa hauteur à lui...

 

Manu avait amené un beau livre qui lui est consacré, et où figure le poème "La Colline Inspirée" qui a donné son nom à la cuvée.

Gaël, avec le quel nous avons fait une merveilleuse et passionnante dégustation de sakés la veille, était à nouveau là, et s'est lancé dans un duel féroce de jeu chinois.

 Pendant que les amis et fidèles se régalaient en fin de journée...

 Pour notre bonheur à tous. 

Bonnes fêtes et merci encore Manu !

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Visite au Domaine Selosse en Champagne

24 décembre 2017 par Florence

 

Après la très belle dégustation au Domaine Egly-Ouriet le matin, nous nous réjouissons d'arriver à Avize au Domaine Selosse.

C’est Guillaume Selosse, le fils d’Anselme qui nous reçoit.
Anselme Selosse nous avait présenté son fils Guillaume lors de notre visite 2 ans auparavant, mais nous n’avions pas eu l’occasion de discuter avec lui.
Guillaume fait maintenant sa propre cuvée également (dont nous avons quelques rares bouteilles à la cave…)

Vendanges 2017 : 30 à 35% de perte de récolte à cause de la pourriture

A propos de la vendange 2017.
Guillaume Selosse : « L’année 2017 est une vendange compliquée en terme de quantité. Déjà le gel d’avril nous a retiré 20 à 25% de la récolte. Puis la pourriture, qui a été un peu générale en Champagne, nous a obligés à trier à la parcelle, ce qui nous a fait perdre 10 à 15%, donc globalement on a perdu 35% à 40% de la récolte.
C’est cette pourriture grise qui nous a dicté la date de récolte cette année :
Soit on pouvait la laisser continuer mais ça aurait été problématique pour avoir des jus convenables. Soit on avançait la date de vendanges d’une semaine. On a choisi la deuxième solution. Ce qui ne nous correspond pas car on aime les maturités optimales. 

Belle récolte de pinots noirs, celle de chardonnays plutôt maigre

Dans les pinots noirs on a eu énormément de chance parce qu’on a eu une belle sortie de raisins. Alors que dans les chardonnays ça a été plutôt maigre car il a fallu beaucoup trier.
Heureusement qu’on a une super équipe de vendangeurs qui a déjà vécu des mauvaises années. Ils savent comment trier.

Mais de toute façon on leur disait : « Vous prenez votre temps, de toute façon vous êtes payés à l’heure, on n’est pas pressés. Vous sentez les raisins et si vous avez envie de les manger vous les récoltez, sinon vous les laissez par terre. »
C’était frustrant, mais les premières sensations dans la cave sont positives. »

L’importance des différents contenants pour les vins de réserve avec des échanges entre le vin et les lies

Il nous emmène voir les différents contenants pour les vins de réserve. Nous explique l’importance du contact, des échanges entre le vin et les lies. Certains ont un fond plat, d’autres offrent un mouvement continu...

La solera : avoir une moyenne climatique et révéler un terroir

Guillaume : « La solera est toujours faite avec les deux mêmes parcelles et chaque année on remplace 20 à 22 %  - l’équivalent de 8000 bouteilles - du volume des vins de réserve par des vins de l’année qu’on prend dans les tonneaux du dernier millésime. Et on a un roulement comme ça tous les ans. Le but c’est d’avoir une moyenne climatique et en même temps de révéler un terroir. Les deux parcelles sont très proches, face sud. Donc on révèle un terroir par le vieillissement de la soléra. »

Guillaume : « On passe à la dégustation ? »

12 cuvées avec des dates de dégorgement spécifiques

Guillaume nous parle du dégorgement : « C’est minimum 5 ans après la mise en bouteille. Parce que pour créer l’effervescence du champagne, Il faut du sucre et des levures en activité. Les levures vont mourir et se déposer au fond. Et c’est ça qu’on doit expédier quand on dégorge la bouteille. »

Il distribue les verres.

Guillaume : « On a à peu près 12 cuvées : 6 parcellaires, 1 millésimé (pas tous les ans mais souvent), 1 extra brut, 1 brut, 1 rosé, 1 demi sec, et 1 solera.

Initial

Guillaume : « Ici c’est une base 2011, avec un vin de réserve 2009 et un vin de réserve 2010.
2011 c’était une année pas facile. C’est la seule vendange qui a été faite en août. Les années où on est obligé de vendanger précocement c’est pas forcément les années les plus épanouies en bouche.

Cette année par exemple on a mis un petit peu plus de vin de réserve pour équilibrer. »

Quentin : « Et cette année vous avez commencé à vendanger quels jours ? »

Guillaume : « Le 6 septembre. À la base on était parti sur le 11. On a avancé de presque une semaine. »

Il revient sur Initial : « C’est un assemblage de plusieurs vignes uniquement en bas de côteaux avec une exposition sud, voir sud est. Contrairement à VO qui vient de vignes en haut de coteaux Ce qui va donner une empreinte minérale beaucoup plus sèche.

INITIAL & V.O. de Anselme Selosse_Jacques Selosse - La Cave des Papilles - balpop Florence Andrieu

Initial : assemblage de vignes de bas de côteaux avec une 

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Visite en Champagne Maison Egly-Ouriet

21 décembre 2017 par Florence

Ça fait longtemps qu’on attendait de rencontrer Francis Egly.

Après les présentations il nous invite à visiter les lieux. On arrive vers une première salle, devant un pressoir impressionnant. Il nous explique que c’est l’un des plus moderne avec une pompe hydraulique qui fait tout le travail, et une consommation électrique très très faible : « L’équivalent d’un séchoir à cheveux ».

Il y a des travaux avec un énorme trou devant la maison où il prévoit une extension souterraine du chai, sur laquelle seront plantées des vignes.

 

Pressoir dernier cri, pompe hydraulique et consommation d’électricité minimum.

Depuis deux ans il a installé un système de refroidissement des moûts avec un compresseur qui fait de l’eau froide.

Francis Egly : « Il permet de refroidir les moûts au fur et à mesure que les vendanges sont de plus en plus actives. Il fallait qu’on trouve une solution. Il y a 15 ans on rentrait des moûts à 12 ou 13°, aujourd’hui on rentre des moûts à 18... On a avancé les vendanges de 15 jours globalement car les températures de début septembre ne sont pas du tout les mêmes que fin septembre. Comme les températures étaient beaucoup plus chaudes qu’avant, on était obligé de speeder à la fin des vendanges, et de débourber les vins, sinon ils partaient en fermentation, et si on voulait entonner derrière ça moussait, ça n’avançait plus, c’était le bazar. Avec ce système on a réglé le problème. Il y a une production d’eau froide à 5°, l’eau circule dans toute la surface. Et au fur et à mesure que le jus s’écoule il tombe sur la plaque, en goutte-à-goutte, et on gagne presque 10°. On arrive à 10 ou 12°, Ça calme tout, ça neutralise les bactéries, et ça permet de mettre un peu moins de soufre.

Bon évidemment ce sont de gros investissements. Là on en a pour 60 ou 70 000 €»

Florian : « Vous avez commencé les vendanges quand cette année ? »

 

Nous on a vendangé une semaine après

Francis Egly : « Il en a qui ont commencé les 28 et 29 août. Nous on a commencé une semaine après. Cette année c’était un peu compliqué, il ne fallait pas trop attendre. Les chardonnays se tenaient bien mais les pinots et les meuniers il fallait les rentrer. Ils n’étaient pas très jolis d’aspect mais les jus sont nickels. C’est très pur, c’est nickel. C’est très aromatique ça va être très très bon ! Ils n’étaient pas jolis parce qu’ils avaient craqué quelques jours avant, donc ils avaient commencé à brunir au niveau des peaux mais c’était pas pourri, quand on goûtait les baies les jus étaient intacts.

Il y en a beaucoup qui se sont affolés cette année, à mon avis inutilement. 

Nous on a regouté ces jours-ci pour confirmer les choses et c’est impeccable.

 

Les années en 7 c’est compliqué :

97 C’était le mildiou on a eu mauvais temps jusqu’au 14 juillet, puis après on a eu plus de trois mois de beau temps consécutifs jusqu’au mois de novembre. 2007 c’était pareil : on a eu beaucoup beaucoup d’eau à la période du 15 août, tout le monde s’était affolé, et avait vendangé très tôt. Nous on avait attendu huit jours de plus que la plupart des maisons, On avait vendangé tout début septembre, comme cette année, et on avait fait un 2007 qui était top ! Mais ça fait partie du métier les années compliquées, Il faut rester zen. »

On change de pièce.

Francis Egly : « Comme partout une fois que les quantités sont extraites, c’est mis en cuve, évidemment parcelle par parcelle. »

 

Les nouvelles cuvées,
Les Vignes de Vrigny et bientôt Les Vignes de Bisseuil

 

 

Francis Egly : « Ce qui a été vinifié en cuve chez nous c’est la cuvée les vignes de Vrigny. C’est une nouvelle cuvée depuis deux ans. Ce sont les vignes de mon épouse. Elles sont à Trigny sur le massif de Saint Thierry, à coté de Reims. Le terroir est crayeux et léger et les vieux ceps de Pinot Meunier s'y comportent à merveille.

On arrive dans la cave.

Francis Egly : « Ici il n’y a que les grands crus. »

« On est entre 30 et 45 hectos. Après on ne sait jamais d’une année sur l’autre. On met 

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Dégustation des champagnes de Emmanuel Lassaigne

7 décembre 2017 par Gerard

 

Samedi 16 Décembre, juste avant les fêtes, nous avons le plaisir de recevoir Emmanuel Lassaigne qui vient nous faire déguster ses champagnes.

Emmanuel Lassaigne:

En 1999 Emmanuel Lassaigne reprend l’exploitation familiale de 4,5 hectares sur la colline crayeuse de Montgueux, un des très grands terroirs de la Champagne. Le vignoble occupe une situation unique à quelques kilomètres de Troyes, l’ancienne capitale de la région.

Emmanuel, adorable et généreux vigneron à l’œil malicieux, sait mieux que personne exprimer toute la typicité du terroir et de chacune de ses parcelles en donnant naissance à des cuvées uniques et des compositions originales à chaque millésime. Élevés sur lies après un travail de la vigne et des sols dans le plus grand respect de la nature, ses vins, car ce sont aussi de grands vins, sont fins, élégants et précis.

La dégustation aura lieu de 16H à 20H et nous vous attendons nombreux pour cette dernière dégustation de l'année !

Dans: Dégustations Événements 

Dégustation de sakés avec Gaël Segear

7 décembre 2017 par Florence

 
C'est avec une certaine excitation que nous vous proposons cette dégustation exceptionnelle de sakés.
 
Le saké est un alcool qui nous intéresse beaucoup, et dont nous nous efforçons de vous en proposer la meilleure sélection possible.
 
Vendredi 15 décembre à partir de 16h nous aurons la chance d'accueillir Gaël Segear, grand passionné, expert en la matière, qui, avec sa femme Yuko Kuwahara, représente la brasserie du maitre du "Junmai" au Japon, Yoshimasa Ogawahara.
 
Le "Junmai" est le vrai saké, le pur saké : un alcool fermenté titrant de 15° à 20° d’alcool. Il se compose uniquement de riz, de Koji, de levures et d’eau. Il est traditionnellement pasteurisé et se boit chaud. Et c’est par l’accord avec les mets qu’il révèle tous ses secrets...
Quand il n’est pas pasteurisé, il prend le nom de namazaké, et se boit légèrement frais.
 
Venez, c'est un très beau voyage, très loin des idées pré-conçues, et très intéressant pour découvrir des idées d'accords nouveaux avec des mets pour les repas de fête !
 
A vendredi !

Dans: Dégustations Événements 

Les portraits du mois de novembre 2017

21 novembre 2017 par Florence

La fête des vins primeurs 2017 !

8 novembre 2017 par Florence

Venez les déguster en musique
avec le groupe The Weather Channel
autour de charcuteries et de fromages
de 17h00 à 21h30.

Au programme:

BEAUJOLAIS
KarimVionnet
Jean-Claude Lapalu

VALLÉE DE LA LOIRE
Jo Landron
La Grange aux Belles

ROUSSILLON
Jean-François Nicq

Ces vins seront disponibles à la vente à partir de 10h00 le jeudi 16 novembre.
Nous vous attendons nombreux !

Dans: Événements 

Nouveaux portraits de vignerons !

6 octobre 2017 par Florence

Nouveaux portraits en ligne !

 

 

 

 

Les images de la fête de la Cave des Papilles 2017 !

21 septembre 2017 par Florence

La grande fête c'était dimanche 10 septembre, et ce fut une très belle journée, chaleureuse, où vous avez été très nombreux à venir, et ça nous a vraiment fait chaud au coeur.
On craignait la pluie (au beau milieu d'une semaine de déluge), mais elle s'est arrêtée comme par miracle pour la journée, pour laisser place quasiment toute la journée au soleil, et surtout à la joie et à la convivialité !

Voici les images...

Merci à Agathe Iracema, à Jona Dunstheimer et à tous leurs amis sur scène : Eneas Santana, Rubens Santana, Pierre-Alain Tocanier, Gilles Habile, Carlos Miguel Hernandez, Betty Rochas, Fino Gomes, Aliss terell, Juan Sebastien Jimenez, Mister Rose, et à Jeremy et Irvin à la technique. 2017 aura été un grand millésime musical !

Merci à nos amis et partenaires fidèles Nordine Labiadh, Virginie et toute l'équipe du restaurant A Mi Chemin pour leur générosité et leur délicieux couscous.

Merci à nos amis Camille (aux authentiques pizzas napolitaines),
Dominique Maury et son fils (aux huîtres et bulots),
et pour la 1ère fois Mattia Altura (aux savoureux parmesan et charcuterie de Toscane...)

Merci à tous les amis qui nous ont filé des coups de main précieux.

et merci à vous tous, amis, vignerons, fidèles, riverains, d'être venus, parfois de loin ...
Ça nous a fait chaud au coeur de vous voir si nombreux.

Gérard, Florian, Quentin, Jérémie et Florence

 

Dans: Dégustations Événements 

Le Feuilleton de l'été - Episode 6 - Dans la cave de Patrick Bouju

31 août 2017 par Florence

Le Feuilleton de l'été - EPISODE 5
Tout ce qu'on n'a pas eu le temps de vous raconter cette année...

Suite du Périple en Auvergne 20 et 21 octobre 2016.

Chez Patrick BOUJU (2ème partie) La Cave...

 

On est dans la cave, devant un beau stock de vins…

Gérard : « Et ben, t’as un peu de vin !… »

Patrick : « Oui … » Répond-il en souriant.

Avec la pipette il nous sert un vin tiré d’un fût.

Patrick : « Là on est sur un vin fini. »

Silence, on déguste…

Florian : « C'est bon ça… »

Patrick : « C’est les pinots noirs. Le Caillou 2015»

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Florian : « C'est joli »

Florence : « C’est en fût depuis combien de temps ? »

Patrick : «  Tu vois la cuve de pinot noir qu’on a goutée tout à l’heure, en fait je la vide pour la mettre en fût et le la re-remplis tous les ans. Donc ça fait un an.»

Il nous sert un autre vin.

Florian : « Pas le même nez...»

Patrick : « Et pourtant c’est le même vin dans une autre barrique. C’est marrant… ça fait plus pinot là.

Gérard : « Le nez est plus discret »

Florian : « C’est encore meilleur ça. »

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Patrick : « C’est plus enrobé. J’aime bien ces barriques. C'est Latour ça.»

Gérard : « Oui on sent un tout petit peu l’élevage quand-même »

Patrick : « Oui un peu. Autrement c’est des barriques de P’tit Max, de Guy Breton. Il récupère des barriques de la Romanée Conti.»

Il nous montre un fût :

« Celui là il est parti pour faire un jaune. Un oxydatif. »

Florian : « C’est celui qu’on avait eu déjà ? »

Patrick : « Oui, j’avais tout travaillé en oxydatif à ce moment là. »

Florian : « Ah c’était pas mal ! »

Il nous fait gouter un liquoreux.

Patrick : « Mon premier liquoreux de chenin »

Florian : « C’est bien mordant »

Patrick : « Oui justement je voulais de l’acidité. Ça c’est Les raisins de Jean-François Chesnais, pressés chez Babass, avec Garnier, Saurigny, Chaffardon, etc…»

Ça a du être un sacré moment !…

On avance dans les couloirs de la cave… On file au fond.

Florence : « C’est la caverne d’Ali Baba ! »

Patrick se marre.

S’engage une conversation sur la vinification.

Patrick : « Pour moi un vrai boulot de vigneron c’est d’avoir un an de stock. C’est une vraie démarche. Moi je connais des vignerons qui s’en sortent pas mal en mettant tout en bouteille au printemps et en juillet ils ont plus rien. Mais moi je suis un peu un antiquaire. Moi j’aime bien garder mes vins. »

On sourit.

Patrick : « Non mais c’est vrai, j’aime bien les voir… J’ai du mal à les vendre. Je serais antiquaire, mais je voudrais pas vendre… Je choisirais les gens sympas qui aiment vraiment. Des fois j’en vends à certains et je me dis « Oh merde mais pourquoi je lui ai vendu à lui ?"... Il faut qu’il y ait un bon contact.»
« Et puis je me pose des questions sur mon métier. Il y a plein de gens qui veulent des vins pour les vendre tout de suite. Les gens veulent des vins glouglous avec moins de complexité, plus de fruit… Je me demande si je vais pas changer mes méthodes : faire plus de rendements avec un peu plus d’engrais organique, et mieux gagner ma vie ! »

Gérard : « Oui mais c’est pas bon pour la vigne. »

Patrick : « Sur des 40 hectos tout le monde fait ça ! Pas sur des petits rendements bien-sûr. »

Gérard : « Ben faudrait faire les deux alors ».

Patrick : Oui le vin nature ronronne, c’est pour ça qu’on fait des cuvées comme Brutal par exemple. Brutal c’est des expérimentations : sur les vinifs, sur les longues fermentations, sur des passages à l’oxydation, des assemblages nord-sud, etc… Et ça on peut moins faire goûter car ce sont des petites productions, des essais. Mais on voit, certains dénichent, exemple quand vous mettez en ligne des vins, dès que ça démarre les gens appellent. Et d’ailleurs des fois je reçois des coups de fil complètement impersonnels genre : Allo bonjour j’ai gouté ce vin ça m’a beaucoup plu, merci de me réserver 600 bouteilles, dites moi vos conditions et à combien est le franco de port. Au-revoir.»

Rire général.

Patrick : « C’est pour ça je réponds pas toujours au téléphone quand je connais pas. »

On repart. On quitte la cave en parlant du métier de caviste.

On arrive dans la maison…

Florence : « Hum, ça sent bon !... »

Patrick : « On va s’installer ici le temps que je cuisine, et on va goûter les échantillons… 

Puis il reprend : « Oui je me pose des questions… »

Gérard et Florian : « Ben il faut faire les deux : des vins glouglous et des vins plus sur la complexité…»

Patrick : « Oui puis en faisant du zéro soufre… C’est plus difficile de mettre zéro que de mettre un gramme. »

Gérard : « T’en a jamais mis ? »

Patrick : « J’en ai mis une fois en 2004 sur une cuvée que je n’ai pas vendu. Mais c’est un vrai métier ! Et j’ai pas envie de faire autrement. j‘ai pas envie d’en mettre.»

Florence : « Mais tu as raison !»

Florian : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour t’aider ? »

Patrick : « M’aider à ouvrir les huîtres, si tu veux. Tiens tu veux un opinel ?»

Florian : « Parfait. »

Patrick : « J’ai du fromage et un peu de pounty. »

Gérard : « Ah justement on en parlait ! J’ai jamais gouté. »

Florence qui revient de la pièce à coté. « Je viens de voir tes nouvelles étiquettes elles sont super ! »

Patrick : « Oui c’est le papa de Justine qui les a faites. »

Florence : « J’adore ! Elles sont super belles. Colorées, gaies…»

Patrick sert un verre de blanc « Là c’est Saint Pourçain, tressalier, chardonnay et un peu d’aligoté. Et 2 ans d’élevage en fût.»

Patrick : « Des huîtres ça va faire du bien…»

On s’attable tous autour de la table de la cuisine.

On est bien…

Florence appelle les filles de Patrick : « Les filles vous ne voulez pas d’huîtres ? »

Elles viennent tranquillement. C’est un peu le matin pour elles. On est à la fin des vacances de la Toussaint.

Patrick ouvre une bouteille de Caillou 2015.

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Patrick : « C'est une carbo sur des pinots, mais sèche. Personne n'a aimé ça au début."

Gérard : « On dirait qu'il y a un peu de sucre. »

Patrick : « C'est la carbo sèche ça amène un peu de glycérol. À l'analyse il n'y a pas de sucre. »

Florian : « Ça fait presque Jura. »

Patrick : « Celui-ci je vais le rentrer dans la masse pour lui donner un peu plus de tannins pour qu'il perde un peu son côté fruit."

Florence : « Rentrer dans la masse qu'est-ce que ça veut dire ? »

Patrick : « Tu rentres dans le raisin, tu vas éclater la peau, car il faut que les tannins qui sont dans les pépins et dans la peau entrent en contact avec le vin. Sinon il y a moins d'échanges en fait."

Gérard : « C'est agréable. Ça part plutôt en largeur, mais ça un côté évanescent..."

Patrick : « C’est Le Caillou 2015, travaillé en carbo. »

Florian : « Ça me fait penser à certains vins d’Alice Bouvot. »

Patrick : « Oui des Dorabella, Pamina, j’en ai, j’aime beaucoup ; Certains que je garde depuis 4 ans, qui sont supers »

Florian : « Oui c’est très bon. » 

Gérard : « C'est agréable. Ça part plutôt en largeur, mais ça un côté évanescent..."

Patrick : « C’est prêt ! »

On déménage à table dans le salon…

Patrick Bouju - La Cave des Papilles - #Auvergne #vinnaturel www.lacavedespapilles.com

Patrick nous sert un verre : « Ça c’est la syrah de l’année dernière. Syrah sur basalte. Syrah de Nizas, à coté de Pézénas. C’est léger, tout petit degré : 10,92° »

Florian : « Oui c’est bon. » 

Patrick : « C’est simple. »

Gérard : « Ça fait un bon canon ça !..."

Patrick : « Il y a Vincent Marie qui fait de la syrah aussi. Demain on va vendanger chez lui. »

En chœur : « Ah oui ? »

Patrick : « Oui il avait arrêté il y a plusieurs semaines, mais là reprend, avec les copains. » dit il en souriant.

Gérard : « Un 20 octobre… »

http://www.lacavedespapilles.com/blog/le-feuilleton-de-lete-episode-n6-chez-patrik-bouju-la-cave

Patrick : « Et oui. C’est bien tout ce qu’il fait»

Florian : « Oui ! Et toi, t’as jamais fait d’assemblage rouge et blanc ? » 

Patrick : « Si j’ai fait un Brutal en 2013, pinot noir et chardonnay. C’était très très bon. Et j’ai fait une seule barrique. Au début c’était austère et pas forcément très bon… Donc les gens n’ont pas trop aimé quand j’ai fait gouté. Alors j’en ai gardé, je l’ai oubliée, et après ça s’est ouvert c’était vraiment très bon. Comme quoi on peut vraiment se tromper.»

Florence : « C’était tes vignes ? »

Patrick : « Oui c’était mon pinot et mon chardo.»

On revient sur la syrah qu’on est en train de boire.

Florence : « Ça va s’appeler comment ? »

Patrick : « Je ne sais pas encore. »

Gérard : « Elles sont belles ces étiquettes ! »

Patrick ouvre une autre bouteille : « Ça c’est la Lulu, mais la mise en bouteille ça l’a bousculée. »

On goûte.

Patrick : « Ça c’est quelque chose qu’il faut attendre. »

Florian : « Tu l’as mis en bouteille quand ça ? »

Patrick : « Il y a 15 jours. »

Florian : « Oui il faut attendre que ça se mette en place. »

Patrick : « Mais tu vois j’ai mis une autre cuvée en bouteille il y a une semaine et elle goûte bien tout de suite.»

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On se rend compte qu’il reste 20mn avant de partir…

Gérard : « C’est foutu pour aller voir les vignes »

Florence : « Faut qu’on revienne ! »

Patrick : « Ben oui ! Pas de regret il fait pas beau aujourd’hui. »

Du coup il ouvre la bouteille (sans étiquette) suivante…

« La Bohème… La Bohème… » chante Gérard.

Patrick : « Mais voilà, c’est ça !»

Sourires…

Patrick : « C’est La Bohème 2015. »

Florence : « Hum… c’est légèrement poivré »

Patrick : « Je crois que je mettrai « Merci Philippe Jambon » sur l’étiquette » Dit-il en plaisantant. « Je vais essayer de faire comme lui. » sourit-il.

Gérard : « A savoir ?»

Patrick : « Du vin élevé très longtemps. Là c’est tout jeune, mais j‘ai envie de travailler comme ça. »

Gérard : « Il y a un peu d’eau de vie, c’est bon ça… »

Florian : « Oui très. »

Gérard : « C’est quasiment en place. »

Patrick : « Et tu vois, c’est ça ! Et tu sais pourquoi ? Parce que c’est de l’amphore ! 7 mois macéré en amphore. C’est Justine qui l’a pressé au mois de juin. Je l’ai remis en amphore. Ça te positionne le vin. Ils sont déjà en place car ils ont déjà l’habitude de l’oxydation. Contrairement à d’autres. Tout n’est pas en place tout de suite. 

Florian : « Tu as l’impression que ça fait ça en général pour tous les vins, le fait que ça mette bien en place les vins ? »

Patrick : « Là c’est mon premier vin en amphore donc je ne peux pas dire mais c’est ce que dit Paul des Miquettes. C’est très très intéressant son boulot. Et puis ils font un salon qui s’appelle Le Vin se Lève qui est pour moi LE meilleur salon de 2016 ! Même avant Chassignoles »

Florence : « Ah oui ? »

Patrick : « Une envie, une énergie, des clients sympas, super parterre de vignerons… Lilian Bauchet, Jean-Michel Stephan en Côtes-Rôtie, Delobre, … On était 40 vignerons. Et en plus on s’est bien marrés. Il y avait une discothèque dans une caravane ! On s’est retrouvés à faire la chenille dans une caravane avec Azzoni, Delobre, etc… Un grand moment.»

Gérard : « Bon faut qu’on y aille. »

Florence : « J’aimerais bien regoûter La Bohème avant. »

Gérard : « Moi Lulu. »

Florence : « C’est marrant hier Fred Gounand nous expliquait qu’en Auvergne avec le terroir qu’il y a, on n’a pas besoin de mettre les vins dans des contenants comme les amphores. »

Patrick : « Ah avec Fred on se marre ! En fait avec Fred on discute beaucoup, on est assez proches, mais on n’a pas du tout la même façon de travailler. Par exemple moi j’ai aussi des vignes en lyre sur les pinots, mais moi je suis en train de les casser, parce qu’une vigne en lyre tu as 3.300 pieds/hectare ! Moi je vais replanter un autre rang parce que je cherche la concentration. Pour La Bohème j’ai 12.000 pieds par exemple. Mais en lyre c’est plus pratique à travailler. Ça fait de petits rendements. Fred il est sur un des plus beaux terroirs d’Auvergne. Sur une coulée basaltique… énorme ! Une fois que tu as ça, tu peux tout faire ! Et en plus il travaille en biodynamie, ce qui va révéler le terroir. »

Florence : « Et toi ? »

Patrick : « Moi en biodynamie, j’en ai plus fait avant. Je fais des 500, des 501 ou un peu de prêle de temps en temps. »

Gérard qui regoûte Lulu : « Ah ça lui a fait du bien l’air. »

On parle du nom de la cuvée Saint-Pourçain qui va s’appeler « Sein pour Sein ». Avec les seins d’Anieshka (la compagne d’Aurélien Lefort), enfin c’est elle qui a dessiné hein ! » dit-il en riant. « Tu sais elle a fait les Beaux-Arts. C’est beau ce qu’elle fait !... ».

Patrick : « Bon un petit café avant de partir ? »

Patrick Bouju - La Cave des Papilles - #Auvergne #vinnaturel www.lacavedespapilles.com

Dans: Dégustations 

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