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Julie Balagny

« Elle a grandi en région parisienne, explique son orientation par la fascination qu’exerçait sur elle le vin de messe, que le curé était seul à boire. Et puis par l’attention que suscitait la bouteille que son père remontait de la cave. Les autres enfants sont devenus médecins. Elle s’est engagée dans le vin. À ses débuts, elle vinifiait pour un domaine des costières de Nîmes, Terre des Chardons. Dans un pays de vins trop lourds, les siens gardaient de la fraîcheur. Puis elle s’est installée dans le Beaujolais, pour le gamay que certains travaillaient à l’ancienne, sans trop de soufre. Et pour l’identité paysanne de cette région. ...» (Olivier Bertrand – Libé 10/09/2012)

C'est en 2009 qu'elle s’implante à Fleurie avec l’intention d’y créer son propre domaine. Elle fait ses armes auprès de Michel Guigner et Yvon Métras dans la cave duquel elle produit son premier Fleurie. Puis elle s’installe avec 8 hectares : 3,2 hectares de vignes, 2 hectares de prairies et 3 hectares de bois entre lesquels elle veut favoriser la biodiversité avec tout son potentiel : "Les vignes soutiennent le bois, le bois et les prairies nourrissent le bétail, et les bêtes fournissent l’engrais pour les sols : tout fonctionne ensemble, tout est cohérent."

Les vignes sont sur des pentes très abruptes, rendant tout travail mécanique impossible. Leur âge varie entre 30 et 90 ans et repose sur trois compositions de sol distinctes : du granit pur mélangé avec des cailloux et du sable, du granit et du quartz et du granit avec du basalte. Tout est travaillé biologiquement et intégralement à la main.

Depuis le millésime 2015, deux parcelles en fermage se sont ajoutées, l’une en appellation Beaujolais-villages et l’autre en Moulin-à-vent.

En cave, les grappes arrivent entières dans les cuves béton ou de fibre de verre, elles fermentent naturellement et subissent une macération carbonique à froid. Une fois la macération terminée, les raisins sont pressés lentement et doucement pendant plusieurs heures, à la main, à l'aide d'une vraie relique de presse et le jus de goutte est par la suite assemblé au jus de presse. Les vins retournent en cuves pour terminer leur fermentation avant d’être transférés en vieilles barriques de chêne pour l’hiver. Julie n’utilise que des doses minimales de soufre durant la vinification et la mise en bouteilles est faite sans filtration et sans aucun ajout.

Du fruit, de la finesse, des tanins soyeux, les vins de Julie Balagny sont d’une pureté rare et font partie des meilleurs vins du Beaujolais.