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Pierre Andrey - La Cave des Papilles

Pierre Andrey

Il s'appelle Pierre Andrey, il fait du vin naturel, chose rare en Moselle. Ses vins sont des vins intenses, lumineux, précis et verticaux. 

« Devenir jeune demande du temps » : voilà la phrase de Régis Debray que Pierre Andrey aime à citer pour parler de son parcours.

D’abord dans les technologies des télécommunications puis dans celles des équipements médicaux, « J’ai été tenaillé par l’idée d’élaborer du vin, c’était l’évidence. Du vin libre. Me détacher ainsi d’une doxa étouffante (même s’il était un peu tard pour les dreadlocks !). Essayer de vivre en poète à la façon de Jean Bouchart d’Orval. »
« Le vin nature, une ferveur née de longue date au contact d’amis comme Michel Gahier ou Alexandre Jouveaux. ça aurait pu être pire ! »
Florence, sa compagne, le soutient d’emblée. Des investissements conséquents, au détriment des projets domestiques. Déraisonnable.
Il bénéficie de la bienveillance de Bruno Schueller pour élargir ses contacts et s’installe sur une parcelle de pinot noir. Des camarades aimables lui confient aussi des vendanges magnifiques en provenance de grands terroirs (bio naturellement), afin qu’il leur donne un éclairage différent. Ensemble ils partagent ce qu’ils ont de plus précieux.
Pierre est discret, presque secret, mais toujours prêt à s’émerveiller. Il nous parle de son travail : « A l’instar du vin que nous avons la prétention de présenter, nous devons rester droit et digne. L’indiscipline a ses limites et comme pour toute création, les lois naturelles nous imposent leur cadre. Nous sommes assujettis au temps, au climat, à la vie végétale et micro-organique dans la réalisation de cette alchimie. A partir de ces conditions incertaines nous ambitionnons un produit stable et même intemporel, fruit de la minéralisation organique en résistance à l’entropie. Il devient alors manifeste d’exclure l’usage du soufre, et de toutes autres entraves aux processus évolutifs structurants comme la filtration stérile ou le collage. Ne rien ajouter, ne rien enlever. Notre travail ambitionne de conserver le raisin avec son histoire et son terroir. Dès l’ouverture du flacon, le temps se charge de dérouler cette mémoire. Un vin sincère me plait toujours, il a simplement son aventure à raconter. C’est à nous de la décrypter. »
Autodidacte sans code ni préjugé, il expérimente à l’envie, n’en retient que des gestes d’une exacte précision pour affirmer son style très personnel : un travail rigoriste d’exploration de la matière vivante révélant des vins intenses, lumineux, verticaux.
La production reste confidentielle, environ 3000 bouteilles par an. Les micros-cuvées parcellaires mûrissent dans les dames-jeannes. Les procédés sont avant tout manuels, les vins se façonnent dans la plus grande quiétude.